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Itinéraire du voyage au Népal :
Le tour des Annapurnas





Récit du voyage au Népal autour des Annapurnas


Les plus hauts sommets de la terre … la chaîne du grand Himalaya, les légendaires Annapurnas… Première expérience de haute montagne puisque ce trek au Népal passe par un col à plus de 5 400 mètres d’altitude. Pour un premier grand trek, le tour des Annapurnas s’est avéré un choix judicieux : de très bons sentiers larges et bien entretenus tout au long du parcours, sans aucune difficulté technique (pas d’escalade, de zones de vertiges …), une montée en altitude très progressive qui facilite l’acclimatation. La seule condition était d’être en assez bonne condition physique pour supporter le cumul des jours de marches et l’altitude (arff, il a fallu quand même se remettre au footing un peu avant pour ne pas trop tirer la langue sur place !).

Le sentier est certes très fréquenté (ne comptez pas être les seuls !) mais l’Himalaya offre suffisamment d’espace pour ne pas se marcher dessus. Ce qui est fantastique dans ce trek autour des Annapurnas, c’est l’extrême variété des paysages. Le sentier partant de 800 mètres d’altitude pour culminer à plus de 5400 mètres ; on traverse tous les paysages possibles et imaginables de montagnes : d’abord les verdoyantes vallées avec cultures en terrasses et vies champêtres animées, puis des paysages davantage alpins, suivis de hauts plateaux d’altitude, avec leurs Yacks et leurs petits monastères qui nous plongent dans une ambiance tibétaine.

Enfin les extraordinaires glaciers et neiges éternelles des Annapurnas tellement proches et la superbe vallée désertique du Mustang avec ces villages suspendus en fin de parcours !


JOUR 1

Et dire que j’avais juré que je ne reprendrais jamais la compagnie Gulf Air ! Cette odeur de poichiche si forte qu’elle en imprégnait le tissu des sièges de l’avion, ce froid excessif en cabine et puis les deux zozos qui avaient fini par faire pipi sur leur siège à force de s’enfiler des bières ! Mais bon, c’était les premiers prix pour se rende à Katmandou. Et oh ! Agréable surprise, Gulf air c’était complètement relookée ! Il y a même un petit écran personnalisé pour chacun avec une ribambelle de films. Je revisionne avec plaisir « I am a legend » quoiqu’un peu déçu par sa Happy End très hollywoodienne et si éloignée du livre de Matheson. Je découvre « le scaphandre et le papillon ». Vraiment un beau film.

Escale d’une nuit à Bahrein. Wouarff … Cette ville c’est le même topo que Doha ou Abu Dhabi : aucun charme et que de la frime. Porche et Lamborghini sont proposées en loterie à l’aéroport. A l’hôtel, nous sommes accueillis par « Borat » et son comparse « Passe Partout » le maître des clés. Dîner -buffet « all you can eat” Comment résister à reprendre 5 fois une tartine d’oumousse. Après tout il faut prendre des forces pour les 15 jours de tek qui s’annoncent. !
Le petit tour digestif du paté de maison se révèle décevant. Cette ville est vraiment moche et sans âme avec peut être deux trois grattes –ciels qui tiennent la route. Un bon bain chaud (le dernier avant longtemps ?) avant dodo. Les économies d’énergie dans les pétro monarchie du golfe, c’est pas encore ça …

JOUR 2

Petit déjeuner à l’anglaise et zhou ! direction l’aéroport de Bahrein pour prendre le vol à destination de Katmandou Et non, je n’ai pas gagner la Porsche à la loterie (soupirs). L’avion est rempli au ¾ de népalais qui rentrent au pays

A l’approche de Katmandou, nous longeons la chaîne de l’Himalaya dans la lumière rasante de la fin de journée. Les géants de la terre émergent fièrement des brumes de chaleur typique de l’Asie tropicale au printemps. On distingue clairement le massif des Annapurnas et du Dhaulagiri. Et dire qu’on sera bientôt à leurs pieds !

Route de Kathmandou à Besisahar et premier jour de trek


Arrivé à Katmandou un peu vanné par nos 2 jours d’avion mais heureux d’arriver enfin. Le disque rouge du soleil disparaît rapidement derrière les collines qui encerclent la ville. Katmandou est une ville fascinante et je reste collé à la vitre pendant tout le trajet qui nous mène à l’hôtel. Apparemment aucun schéma directeur, une circulation motorisée à 2, 3, 4 roues (et plus encore !) Chaotique et cacophonique. Un étourdissant et permanent concert de Klaxons. Et la conduite se fait à gauche comme chez les British. Les vélos et les tuk tuk frôlent la sortie de route à chaque queue de poisson des camions Tata avec leurs pompons et guirlandes multicolores claquant au vent

Nous traversons certains quartiers plongés dans l’obscurité et éclairés uniquement à la bougie. Les coupures d’électricité sont courantes ici. Enfin arrivé ! Et notre premier repas sera un Dal Bhat, plat traditionnel népalais à base de riz, de poulet et légumes marinés dans une sauce curry et d’épinards en branches savoureux (et oui, il y a des légumes que je peux trouver savoureux, tout comme les haricots verts mijotés par mon Amour). Juste à côté se déroule un mariage népalais avec une centaine de convives. Les dames y ont de superbes toilettes multicolores

JOUR 3 (Dénivelé : + 200 m ; - 180 m)

Fried Noodles au petit déjeuner. Delight ! Nous prenons la route pour BesiSahar de bonne heure car il faut bien 6 h pour parcourir quelques 200 km sur la « highway » népalaise qui ressemble plutôt à une départementale de la Creuse. Une fois libérés des embouteillages infernaux de Katmandou, nous faisons la route avec un flot de camions Tata à la déco rose bonbons. Kitch à souhait !

Arrivée à Besishahar, point de départ de notre trek de 11 jours autour des Annapurnas. A 800 m d’altitude, l’air est moite et humide. Le chemin qui longe le cour de la rivière Marsyangdi serpente dans une végétation luxuriante. Nous traversons régulièrement la rivière sur des ponts suspendus (comme dans « Indiana Jones et le temple Maudit … enfin … presque en exagérant un peu). L’eau bouillonnante de la rivière apparaît en contrebas entre les poutrelles du pont. Hub, on pense à toi !

Nous arrivons en fin de journée à notre premier lodge dans le petit village de Bhulbhule. Douche froide rafraîchissante puis Tea Time à la terrasse du lodge

Peu avant les derniers rayons du soleil, la brume de chaleur qui n’avait pas quitté la vallée de la journée se dissipe d’un coup, laissant entrevoir dans le lointain les glaciers rougeoyants du géant mont Manaslu (8 150 m) et du Phungi (6398 m). Les grandioses mastodontes de glaces disparaissent rapidement dans l’obscurité avec la tombée de la nuit.



Le soleil se couche et la brume se dissipe : brève apparition du Manaslu (8 100 m) dans le lointain


Nuit troublée par l’arrivée tonitruante d’un groupe de Slovènes particulièrement braillard. Pas besoin de duvet cette nuit, la température ne descendra pas en dessous de 22°c …

JOUR 4 (Dénivelé : + 670 m ; - 210 m)

Nous continuons à remonter tranquillement la vallée du Marsyangdi en direction du Nord, traversant de nombreux petits villages et des cultures en terrasses verdoyantes (riz, puis maïs et blé au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude)

Paysages bucoliques entre les villages de Bhulbhule et Ghermu


La chaleur est toujours intense et tous les litres d’eau ingurgitée sont évacués par la transpiration quasi instantanément. Délicieux nems népalais au repas du midi dans un p’tit resto idéalement placé sur un éperon rocheux dans le village Brahmane de Bahun Danda et courte sieste au soleil.



Cultures en terrasses du côté de Bahundanda


Le chemin de l’après midi est plus escarpé, toujours à flanc de falaise. Mais pas le temps de traîner car des singes en amont du sentier provoquent des chutes de pierres dont l’une d’elle ne passe pas bien loin de nos têtes !

Arrivé le soir dans le petit village de Gharmu Phant à 1 600 m d’altitude. Lodge tout mimi avec ses plantations de rosiers. Douche « fraîche » (pas tout à fait carrément froide en fait) et spaghettis à la népalaise au dîner. Je dors comme un loir.



La verdoyante vallée du Marsyangdi, encore sous les 1 000 m d'altitude


JOUR 5 (Dénivelé : + 1030 m ; - 510 m)

Crêpes au petit dej’ ! La journée de marche commence en empruntant la route en construction qui fera dans une quinzaine d’années le tour des Annapurnas. On arrête pas le progrès ! La vallée ne sera plus réservée au villageois népalais et aux trékeurs.

Les feuilles de cannabis poussent un peu partout le long du trajet comme des herbes folles. Vraiment à profusion ! Encore trop vertes pour être cueillies mais peut être qu’en tisane …

Nous arrivons à la fin de la route en construction. Des ouvriers creusent la route à coup de bâtons de dynamites sous la surveillance des militaires. Les détonations font un bruit dans toute la vallée !



Les champs sont prêts à accueillir la mousson imminente

Le vent dans les champs de blé


Place de nouveau à un étroit sentier où nous croisons de nombreux convois de mules venues ravitailler les villages de la vallée. Parfois encombrés ces chassés-croisés ! Petit embouteillages de mules à l’entrée d’un pont suspendu !

Nous testons au déjeuner la variante népalaise du Rochti suisse. Belle vue sur une grande cascade. Nous croisons et recroisons le groupe de slovènes. Il y a l’air d’y avoir une drôle d’ambiance dans ce groupe : 3 kakoos font la course en tête sans vraiment s’intéresser au paysage dont un particulièrement looké (mais peut être fait -il une allergie au soleil pour justifier tout cet attirail décalé ?). Un peloton à moitié largué mais néanmoins sans pitié pour les derniers du groupe distancés et privés de pauses



Sur la route de Chamje, la vallée du Marsyangdi devient plus encaissée


Des ponts suspendus par dizaines tout le long du parcours autours des Annapurnas !


Après une bonne grimpette et un passage acrobatique dans le lit de la rivière, nous arrivons à Tal (1 700 m). La brume a progressivement envahi la vallée. Demain en principe, on passe au-dessus de la mer de nuages !

Après le Dal baht du soir, dégustation de l’alcool local en guise de digestif : cela ressemble un peu à du saké dilué à l’eau. Franchement pas très fameux !

Tout le voisinage se retrouve ensuite scotché devant la TV pour regarder le feuilleton du soir où l’on voit une charmante paysanne se faire accoster par des « bogosses » népalais. Mais cela reste vraiment platonique !

Dans le groupe, la Turista fait une première victime dans la nuit. Même pas le temps d’arriver au petit coin ! Dur …

En approchant de Tal


JOUR 6 (Dénivelé : + 960 m ; - 150 m)

Petit pain tibétain au petit déjeuner (sorte de pan cake). La brume envahit à nouveau la vallée cachant les majestueuses montagnes enneigées maintenant proches, visibles uniquement au petit matin. Le paysage devient plus alpin au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Les premiers sapins font leur apparition et la paisible rivière Marsyangdi prend maintenant l’allure d’un torrent de montagne rugissant avec ses multiples cascades.

Les premiers moulins à prière font leur apparition et nous voyons le groupe de slovènes pour la dernière fois. Traversée d’une forêt tempérée humide après le déjeuner. Des ambiances de forêt bretonne au printemps avec toute cette brume vaporeuse autour de nous. Quelques rhododendrons sont encore en fleurs. Arrivée au lodge du haut Timang après une bonne grimpette.



Une soupe aux herbes sauvages pour ce soir ?


C’est le moment de sortir le jeu de tarot ! Quelques parties à 4 puis à 5 en attendant le dîner qui mijote déjà (spaghettis à la népalaise !) avec des petits champignons locaux. Discussion avec un italien qui refait le tour des Annapurnas 20 ans après et nous parle de ce à quoi cela pouvait ressembler à cette époque.

Ce soir, c’est chambre individuelle au lodge ! Le grand luxe. Première découverte du Rhum népalais. Pas mauvais du tout !

Notre guide Rudrat nous promet que les nuages se seront évaporés demain matin et que nous verrons nos premiers « 8000 » : le Manaslu et L’Annapurna 2de près. Enfin ! C’est que nous sommes impatients nous autres occidentaux. On voudrait voir les Annapurnas dès le premier jour de trek ! Et bien non ! Il faut patienter quelques jours au début. Nous parions une tournée de bière Everest.

Les premières neiges éternelles deviennent visibles au loin une fois dépassé les 2 500 m


JOUR 7 (Dénivelé : + 850 m ; - 400 m)

Notre guide nous réveil à 5h45 car … le ciel est parfaitement dégagé et nous voyons le fameux mont Manaslu (à contre jour certes, mais nous le voyons). Petit déjeuner au soleil puis début de la marche dans une forêt de rhododendrons en fleurs, de sapins et de pins himalayens. Encore de nombreux pont suspendus à traverser !

Arrivée au village de Chame, le principal bourge de la région. Il y a même un café Internet ! Achat de timbres et de cartes postales dans une poste très … « pittoresque ».



Le village de Tal, porte d'entrée de la haute vallée du Marsyangdi


Déjeuner dans un lodge à, la déco ultra kitch : bibelots en tout genre et peintures murales multicolores à dominante de rose, poster avec des petits chats et des chalets suisses entourés de parterre de roses écarlates.

Nous passons le cap des 3 000 m d’altitude dans l’après midi et un vent vraiment frais commence à se lever. Il commence à faire frisquet !



Sur les hauteurs du village de Chame


Arrivée à Dhukur Pokhari dans un lodge à la déco moitié chalet suisse, moitié motel du far ouest. Petite bière et repos bien mérité dans le soleil de la fin de l’après midi. Première douche à la bassine et au petit gobelet.

Petit rhum népalais en guise d’apéro avant le dîner où nous dégustons de délicieux raviolis à la vapeur avec patates épiées. Notre cuisinier entame quelques chansons népalaises sur lesquelles notre guide se met à danser. Quelques parties de tarot avant de filer au dodo



Au détour d'un virage ... l'Annapurna II se découvre enfin !


JOUR 8. (Dénivelé : + 840 m ; - 320 m)

La journée de trek commence par la traversée d’une vaste prairie parsemée de sapins et de lacs à tourterelles. Nous entrons vraiment dans la haute vallée du Marsyangdi. L’impressionnante face nord de l’Annapurna II se dévoile de plus en plus à mesure que nous progressons sur le sentier en corniche : un mur de glaces de 5 000 m de dénivelé, balafré par d’innombrables crevasses, séracs et congères. Spectacle fantastique !

Visite du temple bouddhiste de Upper Pisang avec une vue magnifique sur toute la chaîne des Annapurnas et au premier plan les drapeaux de prières pintacolores claquant au vent.



L'Annapurna II depuis la terrasse du temple de Upper Pisang


A l'approche de Dhikure Pokhari


L'enfer glacial de la face nord de l'Annapurna II


Nous quittons le chemin principal et rejoignons par une montée raide le petit village de Ghyaru, superbement placer en ubac face aux Annapurnas. Déjeuner au soleil en terrasse avec une vue imprenable sur les Annapurnas II et IV. Quelques part au Népal au même instant, un trekeur exténué écrase par inadvertance un petit poussin. Moins 10 points sur son Karma !

La marche de l’après-midi se fait sur le « balcon des Annapurnas », un superbe chemin en corniche longeant la chaîne des Annapurnas sur plusieurs dizaines de kilomètres. Arrivée en milieu d’’après midi dans le paisible village de Ngawal où un drapeau de prière flotte au-dessus de chaque maison. A 3600 m d’altitude, le froid commence à ce faire sentir ! D’autant que le village est battu par un vent glacial qui descend sans relâche du glacier des Annapurnas. Petit coup de stress collectif dans le groupe. Si ça caille à 3600 m, qu’est ce que cela va être à plus de 5000 m dans quelques jours ! Y a du shopping dans l’air à Manang ! Heureusement que le pantalon de ski de mon doudou me tient chaud ! Il paraît qu’il peut faire jusqu’à – 20 °C au col du Thorong La….

La mystique vallée du Marsyangdi


Le lodge à Timang le haut et la face nord de l'Annapurna II


Photos panoramiques depuis " le balcon des Annapurnas "


L'Annapurna III et la vallée de Manang


Le village de Ghyaru et les contreforts de l'Annapurnas II


La séance douche est épique : un sceau d’eau chaude (quand même !) et un petit gobelet pour s’arroser. Le tout dans un petit cabanon obscur où la lumière s’engouffre bien moins bien que le vent du soir ! Le lodge est très sommaire mais nous étions prévenus ! Avec l’impression que tout va s’envoler d’un coup à la prochaine grosse bourrasque de vent. A partir de ce soir, le duvet de François va trouver tout son utilité ! (1000 merci !)



Paysages du balcon des Annapurnas


Plat typique népalais au dîner : Dal Bhat à base de riz, épinard et soupe de lentilles. Les radis fermentés sont particulièrement relevés ! ! Coupure de courant dans tout le village pendant le repas. Il faut sortir les bougies ! On se croirait dans un tableau du peintre George de la Tour. Le vent disparaît finalement en début de nuit. Si bien que la marmotte que je suis fait une excellente nuit malgré le confort très spartiate du lodge.

Sur le chemin en corniche du balcon des Annapurnas


JOUR 9 (Dénivelé : + 270 m ; - 370 m)

5h45 du matin. Par la fenêtre du lodge, les premières lueurs de l’aube commencent à illuminer la chaîne des Annapurnas. Une odeur de chanvre (ou de bois parfumé ? mais alors très parfumé !) plane dans tous le lodge au petit matin. Nos hôtes népalais qui dormaient à l’étage juste en dessous se sont-ils fait une petite fumette ?

L’eau de la fontaine du mirage est marron … Ca passe en triplant la dose de micropur ? ? ? La journée de marche commence par une descente (ça change après toutes ces montées !) sur un très beau sentier qui rejoint progressivement le font de la vallée ou coule la rivière Marsyangdi



Entre Ngawal et le temple de Braga


Lever de soleil sur l'Annapurna IV


Le gardien du monastère tibétain de Braga nous ouvrent les portes de cet endroit vieux de plusieurs siècles. Des photos du Dalaï Lama y côtoient des statues de bouddha, des livres d’un autre temps à l’allure de vieux grimoires et des masques aux figures étranges et monstrueuses (pour éloigner les mauvais esprits de ce lieu saint). Un lieu vraiment mystique ! Le gardien nous donne un petit collier de bénédiction en contre partie d’une petite offrande au temple.

Nous arrivons à Manang pour le déjeuner, dernier village d’importance avant le Thorung La Pass. Après-midi détente pour s’acclimater à l’altitude. Petite ballade jusqu’à un lac glaciaire au pied du Gangapurna. Trempette des pieds.



La région de Manang et le temple de Braga datant de plus de 500 ans


Photos panoramiques depuis le lodge de Manang


Lumières magnifiques de la fin de journée sur la vallée de Manang. En revanche, la douche toilette du lodge est vraiment beurk. J’y perds mon collier de bénédiction. Moins 5 points sur mon Karma ! Discussion avec un couple d’alsaciens et petit e-mail avant longtemps car la ligne téléphonique ne monte pas plus haut dans la vallée. Que c’est bon de lire la réponse de mon Amour ! Pizza à la népalaise (avec fromage de Yack râpé) au dîner. Hummm.

Quelques parties de Tarot avant d’aller au dodo mais tout le monde est un peu vanné (mal des montagnes déjà ?). 3 cartes au chien au lieu de 6, chasse au petit alors qu’on le possède déjà …



Lever de soleil sur l'Annapurna III


JOUR 10 (Dénivelé : + 830 m ; - 340 m)

Le lever de soleil sur la chaîne des Annapurnas depuis Manang est absolument époustouflant. Le ciel est d’un bleu incroyable. Et avec les jumelles, on est assez près pour voir les moindres détails des glaciers.

Nous passons vers midi le seuil des 4000 m d’altitude. Je n’avais jamais été aussi haut. L’air devient extrêmement sec et beaucoup plus frais : il faut maintenant mettre la polaire même dans les montées. Toujours pas de mal des montagnes ! Les troupeaux de Yaks font leur apparition au bord du chemin. Les bébés Yack sont tout mimis. Arrivée à Yak Kharka, avant dernier lodge avant le col du Thorung La.



Entre 3000 et 4000 m : la route de Manang à Yak Kharka. Premiers Yaks !!


Petite ballade d’acclimatation à l’altitude dans l’après-midi (pour minimiser le risque de mal des montagnes, il faut respecter un système de pallier un peu comme en plongée). Petite grimpette à 4250 m d’altitude. Le temps se couvre à l’horizon. La redescente est très poussiéreuse (pleins les yeux et les dents !) avec quelques passages glissants sur gravillons.

La température devient glaciale dès le coucher du soleil. Un gros troupeau de Yack traverse le village pour rentrer au bercail. Nous croisons au dîner un couple entrain de réaliser un tour du monde d’un an. C’est que ça me donnerait des idées ! Une petite année sabbatique…

Lever de soleil sur le Tilicho Peak


Notre guide Rudrat met l’animation en fin de dîner en chantant et dansant des airs traditionnels népalais comme « Resham Firiri ». Bonne nuit de sommeil malgré l’altitude et les yeux encore pleins de poussière.

Sur les hauteurs de Yak Kharka, le royaume des Yacks !


JOUR 11 (Dénivelé : + 900 m ; - 420 m)

La veille du passage du col ! La montée est régulière et continue jusqu’à Thorong Phédi que nous atteignons à midi. Nous sommes maintenant à 4500 m dans un paysage de pure haute montagne : toute forme de végétation a quasiment disparue. Ne reste que quelques petits bosquets ici ou là. Les glaciers qui nous cernent de toute part ne sont plus très loin maintenant ! et les Yacks sont désormais présents en grand nombre.



Les 4000 m d'altitude sont franchis... route vers Thorung Phédi


A nouveau, rando d’acclimatation à l’altitude dans l’après-midi. Petite grimpette jusqu’à 4840 m d’altitude. Au-dessus du Mont Blanc ! D’en haut, le paysage sur les glaciers est magnifique.



Les ponts suspendus deviennent vraiment vertigineux




Les bruits d’hélico se font entendre dans la vallée, rapatriant ceux que le mal des montagnes empêche de continuer plus loin. Quelques parties de tarot avant de savoureux le plat traditionnel népalais Dal Bhat au dîner. Particulièrement consistant vu la journée qui nous attend demain !



Photos panoramiques dans la montée du col du Thorung Pass


JOUR 12 (Dénivelé : + 1000 m ; - 1700 m)

Voici venu la journée tant redoutée mais aussi tant attendue. Tout commence par un réveil à 3h00 du matin (soit 23H00 heure française !). Dur jet lag. Mais ceci n’est pas très gênant car il n’est guère possible de faire une nuit complète de sommeil en altitude. Le manque d’oxygène provoque des réveils fréquents et on somnole à partir de 1h du matin jusqu’au réveil.



Coucher de soleil sur le Gangapurna depuis Thorung Phedi


4H du matin. Il fait encore nuit noire et la pureté du ciel laisse entrevoir une multitude de constellations avec le scorpion au zénith. C’est donc à la lumière de la lampe frontale qu’il faut entamer la longue montée au col du Thorung La. Le rythme est très lent car le manque d’oxygène se fait sentir et multiplie par 5 les efforts nécessaires en temps normal.



La montée au Thorung Pass. Départ dans la nuit à 4h du matin ! Eclairage à la lampe frontale


Au fur et à mesure de la montée, les étoiles disparaissent, le ciel s’éclaircit et dans le lointain, les premiers rayons du soleil viennent illuminer les sommets des Annapurnas. Plusieurs passages sur la neige et sur des parties verglacées. Le cap des 5000 m d’altitude est franchi. Chaque pas devient de plus en plus lourd et chaque nouvelle respiration plus profonde que la précédente. Le col apparaît finalement dans les derniers mètres au détour d’un virage, marqué par une ribambelle de drapeaux de prière claquant dans le vent glacial. L’eau dans la gourde n’est pas loin de geler. Et voilà ! 5 415 m d’altitude comme l’atteste la pancarte du col devant laquelle se déroule l’incontournable séance photos pour dire « we did it ! ».



Lever de soleil sur les Annapurnas dans la montée du col du Thorung pass


On ne reste pas longtemps au col pour éviter d’être pris par le mal des montagnes. Mais le petit mal de tête ressenti dans la montée se transforme en véritable migraine dans la descente. Quelle descente ! 1 700 m de dénivelé à descendre d’une traite sur des chemins de gravillons. Assez casse gueule ! celui qui tombe paye l’apéro …



Les 5415 m d'altitude du col sont franchis en se frayant un chemin dans la neige
Une fois passé le col du Thorung, nous entrons dans la région du bas Mustang et le paysage change radicalement : beaucoup plus sec et désertique. Géographiquement et culturellement, nous entrons au Tibet même si la région est rattachée au Népal sur le plan politique. La chaîne des Annapurnas forme une barrière quasi infranchissable pour les nuages et pluies de la mousson.



De l'autre côté du col du Thorung, Changement de décor ! Nous entrons au Mustang


Arrivé vers 12h en bas de la descente. Pause déjeuner bien méritée à nous réchauffer au soleil de la vallée après le froid du col. Trop fatigué ensuite pour apprécier la visite du sanctuaire bouddhiste et hindouïste de Muktinath. Je trouve les sadous vraiment cracras, et comme il faut se déchausser lors de la visite des temples, bonjour l’odeur de fromage vu la journée de marche passée !

Arrivé enfin au lodge où une VRAIE douche nous attend (la première depuis 3 jours) et une sieste réparatrice. Petite ballade pour se dégourdir les jambes dans Muktinath et parties de tarot avant le dîner. Une fois n’est pas coutume, un vrai morceau de viandes blanches grillé à souhait et … des frites !



lever de soleil sur le Dhaulagauri depuis le village de Muktinath


JOUR 13 (Dénivelé : + 100 m ; - 1100 m)

5H30. Splendide lever de soleil sur le Massif de Daulaghiri, la plus haute montagne que nous verrons lors de ce trek. La descente vers la vallée du Mustang est magnifique : village haut perché, cultures en terrasses verdoyantes, paysage désertique et minérale avec des couleurs de roches ocre, orange rouge, vert …

Arrivée pour le déjeuner au village de Kagbéni lové dans un endroit idyllique au fond d’une vallée verdoyante, entre les neiges éternelles des pics Nilgiri et la porte d’entrée de l’ancien royaume interdit du Mustang.



Le village de Kagbeni et le massif du Dhaulagauri


Dernière après-midi de trek, et ce sera physique jusqu’au bout ! Nous marchons jusqu’à Jomhson (Jomoson) dans l’unique vallée de la région cernée des 2 côtés par des sommets de plus de 7 000 m d’altitude. Du coup, le vent s’y engouffre violemment et la vallée devient un infernal goulot d’étranglement !



Les paysages du bas Mustang : désert d'altitude et cultures verdoyantes
3 H à marcher tête baissée face à un vent continue de 100 km / h et des rafales encore plus forte qui soulèvent poussière et petits cailloux. Pas mécontent d’arriver enfin à Johmson !

La fin du voyage approche … Nous disons au revoir à nos porteurs et aux guides assistants à l’occasion d’un dîner au Dal Baht copieusement arrosé où nous gouttons au cidre et au brandy népalais. « Tsak ’ Tokom ! »



Sur le chemin entre Muktinath et Kagbeni


Le village idyllique de Kagbeni


Les pics Nilgiri depuis le village de Kagbéni


JOUR 14

Lever matinal à 5h pour prendre le petit avion qui nous ramène à Pokhara. Minuscule aéroport et tout petit avion à hélices d’une vingtaine de places. On nous conseille le côté gauche pour voir d’avion toute la chaîne des Annapurnas mais c’est finalement du côté droit que c’est le plus spectaculaire car les Annapurnas sont à contre jour et embrumés dans le brouillard du matin.

Décollage depuis le petit aéroport de Johmson


Petit avion entre Johmson et Pokhara et lac de Pokhara


Nous retrouvons brusquement chaleur et moiteur tropicale en arrivant à Pokhara. Petite promenade au bord du lac où les Annapurnas restent mystérieusement dissimulés dans la brume. Des charmeurs de serpent réclament la petite pièce.

La route du retour entre Pokhara et Katmandou met nos nerfs à rude épreuve ! Les népalais sur la route n’ont pas tout à fait la même notion du risque que nous : doublement sauvage en plein virage sans aucune visibilité, plaquettes de freins usées jusqu’à la moelle, pneus qui éclatent sous la chaleur et le piètre état de la route. Nous croisons 2 camions tata tombés dans le ravin,2 autres sur le bas côté …



Sur la route de Pokhara à Kathmandu


Le paysage traversé de rizières est magnifique, les robes safran et roses vives des paysannes se détachent avec superbe du vert des champs.

Retour dans les bouchons traditionnels de Katmandou. La circulation est complètement anarchique. Pas vraiment de file de droite ou de gauche. Les condés népalais préposés à la circulation sont totalement dépassés par les événements. Tous les quartiers fourmillent d’une activité intense.

Arrivé enfin à l’hôtel. Une douche CHAUDE, la première véritable depuis 12 jours. Un vrai petit bonheur ! Motivés pour aller dîner en ville dans le quartier de Tamel, nous sommes stoppés nets dans notre élan par les pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville en début de soirée. Le début de la mousson s’invite à Kathmandou en ce jour de 1er mai. Coupure d’électricité quasi générale dans la ville ? Du coup, nous nous retrouvons bloqué à l’hôtel où le repas est plutôt cher pour ce que c’est !



L'ancien palais royal à Kathmandou


JOUR 15

Lever à 5h30 sans réveil. Encore sur le rythme du trek lever tôt / coucher tôt. Petit déjeuner et baignade matinale dans le paisible jardin de l’hôtel avant de se lancer à nouveau dans le brouhaha de la trépidante Kathmandou.

La journée est consacrée à la visite des plus anciens lieux de Kathmandou : le stupa géant de Bodhnath avec ses yeux énigmatiques, puis le temple de Pashupatinath où se déroulent les crémations selon le rite hindouiste. Lieu assez glauque : rivière cracra, marchands du temple très envahissants et saddous de pacotilles attrape-touristes.



Dans les quartiers historiques de Kathmandou


La visite du quartier de Patan où se situe l’ancien palais royal est en revanche très agréable ! Petit plongeon dans la piscine en fin de journée. Le dîner du soir a lieu dans le quartier de Tamel, LE quartier touristique de Kathmandou. Dernier Dal Bhat gargantuesque.



La ville de kathmandou entre traditions et modernité


les bas reliefs coquins de l'ancien palais royal de Kathmandou


Puis petite tournée des bars de Tamel dans lequel se produisent en live de nombreux groupes népalais. Les reprises des tubes mythiques des années 60-70 résonnent dans les rues du quartier : Bob Marley, The Doors, Pink Floyd … Ambiance very lounge au ‘Chicha-Bar. Never Ending Peace And Love ? ? ?

Le retour vers l’hôtel se fait dans l’obscurité totale car les rues ne sont pas éclairées la nuit. Gare aux nids de poules sur le trottoir !



Kathmandou by day and by night


JOUR 16

Dernier Jour du Voyage ! Promenade matinale dans Kathmandou, shopping de souvenirs et bronzette au bord de la piscine de l’hôtel. Et déjà le temps de reprendre l’avion !




Mes peintures inspirées du voyage au Népal


Aube sur les Annapurnas




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